AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez|

Akimitsu • La Grue du Japon, symbole de longévité

The Forest Cries :: Le commencement d'une vie :: Le Registre des Habitants :: Les Habitants validés
Akimitsu
avatar
神 ▬ Kami
Picture :
Je ressemble à : Lee Taemin (SHINee) ; jae. (avatar) ; littleprinceu.tumblr (gif profil 1) ; sataeminism.tumblr (gif profil 2) ; Taedelight (fanart)
Messages : 67
Date d'inscription : 20/07/2018

Ven 20 Juil - 17:30
The japanese crane is a symbol of peace... except when its heart is angry.
Akimitsu - Lumière Éclatante
nom : Un Dieu ne s'encombre pas d'un nom. Il n'en a pas besoin. Sa famille se différencie par sa morphologie caractéristique, les couleurs spécifiques à l'espèce animal qu'il protège et incarne. On ne confond pas une grue avec un loup. Mais... ce que je vous raconte-là vous intéresse-t-il ? Vous qui déniez notre existence depuis bien trop longtemps, la bafouez et la rabaissez au rang d'un temps obsolète insultant. Nous ne sommes pas assez vieux pour être incapables de tous vous réduire en pièce, misérables créatures inconscientes ! + prénom : Akimitsu est la dénomination par laquelle on me salut. Ce... "prénom" est une référence à la blancheur de mon plumage, à l'éclat de mon aura et aux bienfaits de mes bénédictions. J'apporte longévité et bonne fortune à qui m'honore fidèlement. A ce jour, bien peu d'humains comptent parmi mes loyaux adeptes. Néanmoins, une famille n'a eu de cesse de me vouer un culte depuis... plus de deux siècles. J'ai toujours particulièrement veiller à leur apporter cette chance qu'ils méritaient. + surnom : Kami, principalement, comme tous les autres Dieux qui veillent sur la Forêt Sacrée. Il y a également Tanchôzuru, ainsi appelle-t-on les Grues du Japon en cette vénérable terre orientale. Fut un temps, des personnes de mon affection se plaisaient à abréger mon nom en simple syllabe unique : Aki. Mais c'était à l'époque où les Hommes ne m'inspiraient pas encore de haine viscérale. + âge : Près de trois siècles de vie me lient à ces paysages sauvages qui n'ont plus aucun secret pour moi. Ah ! Les plus anciennes divinités sylvestres se moquent de moi lorsque j'exprime ma conviction de tout connaître de ces lieux. Certes, elles en savent bien plus, je suis très jeune du haut de mes 284 ans mais j'ai également en connaissance des passages cachés que certains d'entre eux n'ont jamais découverts. Pour cause, ils ne sont accessibles qu'aux êtres dotés de plumes légères et de membres à la souplesse remarquable. + date & lieu de naissance : Je suis apparu pour la première foi au beau milieu du plus pur et du plus cristallin des lacs de notre Forêt Mère. Doux duvet de la jeunesse roulée en boule qui déploie ses appendices avec grâce et sérénité. Symbole d'élégance et de paix. Je me souviens de la sensation de l'eau limpide et fraiche sous mes serres. Les gouttes d'eau glissaient sur mes plumes comme un tendre geste de Bienvenu en ce Monde. Délicieuse naissance divine au goût suave et harmonieux qui fit battre mon coeur avec le calme du fleuve un jour où l'on surprend le vent lui-même en plein délit de somnolence. Alors que les fleurs bourgeonnent et fleurissent pour parer arbres et clairières de délicats arc-en-ciel aux parfums oniriques. + race : Les Immortels. Les Gardiens de la faune et de la flore qu'osent déchirer ces autres enfants de la nature, ceux-là même qui parlent et dissimulent leurs anatomies sous des vêtements éphémères, fragiles. C'est ma nature qui confère leur pigment lunaire à mes crins capillaires. Cette teinte singulière n'apparaissant nulle part ailleurs, elle est ma triste traitrise envers ma race inhumaine... Les idiots du village me prennent pour un bâtard croisé avec une quelconque lignée étrangère. Tandis que les plus intelligents soupçonnent sans oser se l'avouer que je ne suis pas des leurs... Qu'un Dieu puisse prendre forme humaine ? Quelle idée terrifiante, n'est-ce pas ? + situation familiale : Parfois, j'ai quelques doutes... L'impression de reconnaître un visage, d'apercevoir des traits familiers, en communs avec les miens alors que ces personnes me sont totalement inconnues. La sensation qu'il y a quelque chose de différent chez elles. J'ai aimé une mortelle, il y a bien longtemps. Une... jeune femme altruiste qui respectait toute vie. Elle était plus belle que la lueur éclatante d'une étoile. Jamais mon coeur ne sera apte à oublier sa gaieté, son sourire, sa bonté, sa créativité ou même... la douceur de sa peau. Pour moi, elle était parfaite. Avant de la quitter, je n'ai pas eu le courage de résister à une dernière nuit passée à ses côtés et... je me demande si... mon ardeur n'a pas eues des conséquences que j'ignore. + métier : Ne jamais sous-estimer la vieillesse. Même un mortel d'âge avancé peut vous mettre le grappin dessus pour vous forcer à faire quelque chose de vos... dix doigts. C'est ce qui m'est arrivé au Village des Forges. Il a suffi à Mr Yasumasa de me voir "Flâner dans la rue comme un voyou paresseux !" pour m'attirer dans son atelier et me mettre les fesses sur un tabouret. Pour quoi faire ? Une cruche en terre cuite. Voilà un an que je suis apprenti potier, du lever du soleil à l'heure du déjeuner. Les premiers temps, je me sentais indigné d'être traité ainsi mais... cet homme, est un homme bien. J'ai appris à l'apprécier. Lui et sa famille. Et cette occupation pratique qui me donne une excellente excuse pour infiltrer le territoire fermés des humains ne m'empêche pas de retourner en Terre Sacrée pour assurer la protection de mes semblables.. + groupe : Get out of the forest. + avatar : Lee Taemin (SHINee). + crédits : Moi-même (avatar) ; Aurélien Audevard (photographie).
Offrir un bout de soi
Ce Dieu est d'une origine pacifiste. Ceux qui connaissent bien Akimitsu savent que son âme est sage, patiente et tolérante. Jusque dans les limites de sa juvénilité qui intervient régulièrement pour tordre sa maturité. En le voyant sous forme mortelle, on pourrait le prendre pour un jeune homme de vingt ans. Le kami des Grues du Japon aime veiller sur autrui, en particulier sur sa famille ailée dont il connait chaque individu vivant dans la forêt. Il remarque immédiatement lorsqu'il leur arrive du bien ou du mal. L'instinct paternel est grandement présent en lui. Il protège naturellement les siens. Famille ou amis. Grégaire, il n'aime pas particulièrement la solitude et préfère la compagnie de ses congénères. Grues et Dieux. Toutefois, il ressent parfois le besoin de s'isoler. La faute à son coeur blessé. Curieux mais prudent, du temps où il aimait purement les humains, Akimitsu aimait s'en rapprocher. Communiquer et tisser des liens avec eux. Apprendre et connaître leurs coutumes. Ce monde était celui de tous puisqu'ils y étaient nés, bien sûr qu'il le partageait de bonne volonté. De cette époque, il a appris la danse des Hommes. Danser et chanter, peu importe que sa forme soit divine ou non, il adore ça ! Il a eu des maîtres et a également appris des danseurs royaux, tout simplement en les observant. Puis, il a développé son style propre ; gracieux, élégant, poétique. Divin.

La grue est connue pour sa fidélité. Akimitsu ne fait pas exception à la règle. Jamais il ne trompe sa compagne et il prend grand soin d'elle. Son amour est assez puissant pour traverser les siècles. Sa parole est fiable. Il tient ses promesses. Honore ses pactes. C'est un être prompt à pardonner les fautes si vous avez le courage de venir quérir sa grâce et qu'il sent votre honnêteté. Toutefois, les actes trop graves, méritent réparation et réel repenti. Et il est certaines actions qui ne peuvent être pardonnées. Aujourd'hui, l'obscure facette des Dieux l'a rattrapé. Akimitsu n'est pas foncièrement mauvais. C'est sa colère, sa déception, son indignation, qui le rendent agressif envers ces êtres qu'il a autrefois aimés. Des Hommes, il en a tués. Ils avaient profanés la Nature et ses enfants innocents. Victimes de la cruelle avidité humaine et de son besoin dévorant d'évolution. Aki' est à la fois ombre et lumière. Guide et faucheur. Il respecte la vie comme la mort. Accompagne avec bienveillance l'agonisant, jusqu'à sa dernière expiration. Même eux, ont parfois droit à cet égard empathique. C'est un être calme et à l'écoute. Il est prompt à aider bien qu'il n'ait pas le caractère de ceux qui aiment se mêler d'affaires indiscrètes ou houleuses. Il se méfie. Des Hommes comme de ses ennemis naturels.
La Forêt & Toi
La forêt est à la fois sa mère et son nid. Elle abrite d'innombrables vies intelligentes qui savent aussi bien rire que souffrir. Les animaux ne parlent pas mais certains construisent des maisons. Dans les arbres ou sous la terre, dans les marais ou dans les rochers. Tous peuvent tomber malade. Tous se nourrissent. Tous fondent leur propre famille. Tous ont leurs coutumes propres. Tous vivent et meurent. Mais l'Homme ! L'Homme n'en a cure ! Il prend et ne rend ni ne donne en retour. La forêt pleure sa douleur et sa tristesse, elle agonise et s'éteint à petit feu. Un Dieu est plus proche d'elle que n'importe quel être au monde. Il ressent sa détresse, la perçoit et, Akimitsu, cela le révolte. Ces égoïstes ! Ces meurtriers ! Que diraient-ils si c'étaient leurs habitations qui se voyaient détruites au profit de la prolifération et du développement de cet autre peuple qu'ils négligent et regardent de haut : les animaux ? Et si les Kamis leurs renvoyaient leurs actes odieux et irréfléchis ? Ce serait amplement mérité. Ils se croient supérieurs mais il n'y a pas plus puissant qu'une divinité. Seul le Shishigami est au-dessous de tout. Akimitsu aime profondément la forêt et sa colère est à la mesure de cet amour pour cette nature qui l'a vu naître, grandir, exister. Autrefois, les humains lui inspiraient de tendres sentiments... mais il était bien plus jeune à l'époque et n'avait pas encore eu l'occasion d'être profondément déçu par cette race impure. Néanmoins, sa haine n'est pas absolue. Paradoxalement, il aime toujours l'Homme et aimerait, au fond, pouvoir lui montrer à quel point la forêt est précieuse. Seulement la rage l'aveugle. Il a vu trop de ses congénères pousser leur dernier souffle à cause de l'avidité humaine. Et, ça, il n'arrive pas à le pardonner.
Boîtes à souvenirs
Avant l'année passée, il ne dissimulait jamais la clarté singulière de ses cheveux. Elle qui prouve son appartenance à une race noble et puissante. Mais depuis qu'il s'est mis en tête d'infiltrer le Village des Forges, il cache leur blondeur par l'application d'une mixture à base de poudre de charbon. La nuit, il vole ces ressources dans les réserves des forgerons ou s'aventure près des mines pour trouver son bonheur. Toujours il prend dans différentes réserves à la fois. Jamais en quantité trop importante. Ainsi les soupçons demeurent silencieux. +++ Même sous forme humaine, les Esprits conservent certains pouvoirs. En ce qui concerne Akimitsu, ce n'est ni une force décuplée ni une rapidité accrue... mais un sens de l'équilibre saisissant. L'échassier peut rester des heures debout et immobile sans en ressentir le plus petit signe de fatigue et il aime se percher sur les sommets étriqués pour guetter les alentours. Figurez-vous une poutre toute simple, plantée là, au beau milieu de la terre. Il se perchera en haut avec une aisance scandaleuse. Son don de métamorphose lui permet de sortir deux paires d'ailes blanches et noires sans avoir à reprendre sa forme divine complète. Apparence qu'il ne se permet pas de prendre en public. +++ Sa forme divine est ainsi faite : une taille atteignant les trois mètres de hauteur. L'aspect typique d'une Grue du Japon... avec six ailes de part et d'autre de son échine et six serres à ses deux pattes d'ébène. Autant dire que ça laisse de sacrées traces dans le sol. +++ Akimitsu n'aime pas porter des chaussures, elles ne lui permettent pas le parfait équilibre que lui offrent ses pieds à nus et, bien qu'il se soit habitué à cette sensation, ces protections pédieuses sont désagréables à mettre. Avoir la plante des pieds au contact de la terre est apaisant. Malgré tout les sandales sont également une bonne alternative. +++  Une lanière de cuir lui enlace le cou. Elle transporte un petit pendentif de bois, une jolie manufacture polie en forme de Grue du Japon. C'était un cadeau de son tout premier amour... Le père de son aimée l'avait sculpté à la demande de cette dernière pour le lui offrir. Un gage d'amour et de fidélité dont il ne s'est jamais défait. Gare à celui ou celle qui tenterait de lui ôter ce très vieux collier de sa gorge. +++ Au contact de l'humanité nippone, il a appris l'art de l'escrime au sabre japonais : le katana. A l'origine, c'était pour la beauté des mouvements et parce qu'il s'était, par le passé, lié d'amitié avec un pratiquant qui, physiquement, avait son âge. Aujourd'hui, c'est avec ses deux lames qu'il pourfend le corps des assassins de la Forêt. Il les cache soigneusement dans leurs fourreaux blancs, quelque part dans ses marais. Quant à savoir où exactement... Ne comptez pas sur moi pour vous le dévoiler. Un seul indice : ce n'est pas sous l'eau. +++ A la racine de son cou, il y a une vilaine cicatrice, dissimulée sous ses plumes. Trace d'une ancienne altercation avec un humain qui lui avait tiré dessus. Son plumage n'a jamais repoussé à cet endroit. +++ Lorsqu'il migrait avec ses congénères échassiers et en profitait pour visiter des pays étrangers, il prenait soin de sauter une ou deux générations avant de revenir dans un lieu où il était connu. Ayant acquis un certain renom grâce à ses danses fantasques et éblouissantes, Akimitsu ne voulait pas qu'on remarque sa jeunesse anormalement stagnante. Ce pourquoi il se faisait passé pour un descendant de lui-même quand il revenait danser pour les riches comme pour les pauvres. +++ Le Dieu a une conscience aiguë de son anatomie. De ses muscles. De ses os. Quand il danse, il utilise la moindre parcelle de son corps. Toute la souplesse de ses articulations. Et, à partir de son imagination, de ses souvenirs, il crée ses propres pas. Raconte quelque chose par cet art pour lequel il est né. Parle de joie, de quiétude, de colère, de peine. Il peut danser des heures par simple plaisir. Cela l'aide également à évacuer son malêtre. La danse est à la fois une expression et une évasion. +++ Depuis qu'il s'est mis en tête de surveiller les Hommes, il ne migre plus avec les siens. Les grues de sa horde ont besoin de partir pour l'hiver, alors elles s'en vont sans lui, par sa propre volonté. Cela le plonge toujours dans une profonde inquiétude de les laisser s'envoler aussi loin, seules. Mais la menace humaine est devenue trop forte et elle doit être traitée dans l'urgence... +++ Akimitsu a pris goût à faire de la poterie. Ce métier très méticuleux le fascine. Au point d'apporter ses propres touches artistiques à chaque nouvelle création. Que ce soit en découpant des formes dans la matière encore humide ou en peignant sur la surface sèche. Le Kami songe, d'ailleurs, à faire passer des messages par ce biais... +++ Depuis sa tragique expérience chez le Roi coréen amoureux des grues nipponnes, il prend garde à ne pas s'attarder plus de quelques semaines chez ses hôtes. Dans les cas où il restait tout au long de l'hiver, il ne refaisait plus apparition l'année suivante. Il était hors de question de renouveler la dramatique expérience vécue avec la Reine du monarque qui l'avait généreusement hébergé dans ses jardins. +++ Pour cette dernière anecdote, je vous conseillerai de lire la légende du Fils des Grues Couronnées, écrite au poste ci-dessous, pour ne pas vous gâcher les surprises ou suspens. Ici, je vous révèle les superflus de la légende, ses parties faussées par les multiples interprétations au travers des années : mille grues ? Non, en réalité, il y en avait moitié moins ; La Reine ne s'est pas suicidée. Elle a compris qu'il était un dieu et a imploré son pardon. Ce qu'il lui a accordé en lui faisant promettre de chérir son foyer. Elle ne s'est ainsi jamais jetée sur lui en le menaçant de l'éventrer ; Certaines versions de l'histoire, prétendent que le dieu s'en allait sur le dos de ses grues quand il repartait pour le printemps. Croyance erronée. ; Une autre dit que la Reine et le Fils se sont enfuis pour former une unique famille, abandonnant égoïstement grues et enfants derrière eux. Encore faux. ; Quant au reste... Mieux vaut parfois laisser un peu de rêve et d'extravagance. Qui vous dit que toute l'histoire est déformée ?
Derrière l’écran
Pseudo :  Dérkomai. + Âge : 26 ans. + Pays/Région : Île-de-France. + Comment as-tu connu le forum ?  Grâce à votre partenariat avec Arven.    + Scénario ? Inventé ?  Inventé de toute pièce, j'espère qu'il vous plaira ! Je sais qu'un blondinet asiatique ça n'existe absolument pas... Mais j'ai voulu tenté. Puisque c'est un Dieu, je me suis dit que ça passerait et que ça collerait même encore mieux avec sa nature d'Esprit Immortel. Si vraiment c'est impensable même pour le Kami des Grues du Japon, eh bien, je le rendrai tout brun    + Commentaire? Je trouve cette idée merveilleuse ! Adapter Princesse Mononoké en forum, c'est vraiment super   Le design est très beau, les couleurs sont harmonieuses. C'est agréable de se promener sur le forum, parmi les annexes. En plus, rien n'est compliqué à comprendre, tout est clair, bref et concis ! C'est juste parfait et je suis impressionnée de savoir que notre fondatrice à fait tout ça toute seule   T'es trop forte et tu mérites plein de bisous de la part de tous tes futurs membres  

Réservation de votre avatar


Code:
LEE TAEMIN (SHINEE) ▬ [url=lienprofil]Akimitsu[/url]
   

☾ ANESIDORA
Voir le profil de l'utilisateur
Akimitsu
avatar
神 ▬ Kami
Picture :
Je ressemble à : Lee Taemin (SHINee) ; jae. (avatar) ; littleprinceu.tumblr (gif profil 1) ; sataeminism.tumblr (gif profil 2) ; Taedelight (fanart)
Messages : 67
Date d'inscription : 20/07/2018

Ven 20 Juil - 17:31
Toute légende est soit embellie, soit dramatisée, soit les deux à la fois.



JAPANESE CRANE GOD

« Voici la légende du Fils des Grues Couronnées. Un jour, un très jeune garçon aux yeux en amande et aux iris noisettes est apparu chez la famille royale d'une région de Corée, dit-on, oubliée. L'enfant semblait avoir 11 ans. Il avait le teint clair du sucre, une voix douce comme la brise fraiche du matin et des cheveux... pâles comme la lune. Alors que tout, en lui, criait ses origines asiatiques. Les ignares le traitaient de bâtard... et il ne s'en offusquait même pas. Les savants, sceptiques esprits logiques, clamaient la même idée avec des termes plus intelligents... et il ne s'en offusquait toujours pas. Les croyants, eux, prétendaient que c'était un Esprit venu des Mondes Sacrés pour les bénir -ou les punir-... cette dernière supposition, le faisait rire. 'En réalité, ma visite est plus égoïste que cela. Ma famille et moi-même n'avons jamais vus plus beaux jardins que ceux de votre Roi. Il abrite un vaste marais, avec de nombreux poissons, luisants et dodus. Un lieu idéal pour passer l'hiver. Je viens ainsi solliciter la générosité de sa Majesté, en lui demandant humblement la permission de nous y poser, pour les quelques mois à venir.' Avait-on déjà entendue une requête aussi osée et étrange que celle-ci ?! Qui logeait donc dans des marais ? Qui demandait donc la permission au Roi d'habiter dans ses jardins ? Un sacré original que cet enfant ! Mais le plus surprenant... c'est que personne à part la famille royale et leurs conseillers n'était au courant de l'existence de ces marais fort bien cachés à la vue malsaine des envieux. Quand le Roi lui demanda sur un ton impérieux quelle était donc cette famille qui envoyait ce bambin lui adresser cette requête singulière, le garçon répondit "Oh, ce sont celles-là même que vous vénérez tant ! Gracieuses voyageuses japonaises au long cou effilé et aux plumes aussi lumineuses que les étoiles. Elles sont brodées sur vos étendards, peint sur votre vaisselle, gravées dans vos meubles. Leurs statues se déploient dans votre cour avec art et finesse ! Venez, constatez leur venue de vos propres yeux, Ô Grand Roi." De la terrasse où il s'était librement dirigé, il avait tendu la main vers le ciel. Le Roi et sa Reine s'étaient levés de leurs trônes avec intrigue. Quel ne fut pas leur ébahissement au spectacle des mille grues à couronne rouge qui tournoyaient au-dessus de leur somptueux palais, par-delà les nuages ! Par les Dieux ! Comment était-ce possible ? Cet enfant n'était pas commun. "Acceptez-vous ma requête, Grand Roi de la Montagne Bleue ?" Ce fût les yeux pleins d'ahurissement émerveillé, que ce dernier accepta.

Les mois passèrent puis toute cette singulière famille repartie sur ses terres d'origines dès les premiers signes de retour du printemps. L'année suivante, ils revinrent et le Roi les accueillit avec générosité, respect et bienveillance. Immédiatement, bien sûr, il était apparu à tous que l'enfant était un être très spécial. Il paraissait communiquer avec les nobles Grues à Couronne Rouge et elles paraissaient l'écouter. Il dormait dans leurs plumages, encerclé par trois échassiers couchés sur le sol au beau milieu de la horde blanche et noire. Elles le protégeaient. Quand la famille royale l'invitait à manger à table avec eux, il refusait d'ingurgiter toute viande rouge mais se nourrissait volontiers de riz et de poissons. En compagnie des adultes, il était sage et démontrait une intelligence surprenante pour son âge. On eût dit qu'il avait bien plus de dix ou onze ans... Quand on lui posait la question, il demandait l'âge qu'on lui donnait et quand on lui répondait, il concluait avec un sourire d'ange : "Alors, c'est l'âge que je dois avoir." Quel jeune original ce garçon... En compagnie des enfants, il changeait d'attitude et jouait gaiement avec eux. La Reine s’éprit vite de ce minois joviale et attendrissant, sa vivacité de corps comme d'esprit et ses rayonnants crins de lune. La mère, en elle, voulait cet orphelin pour fils. Mais le Roi, lui, était plus lucide : "Ce garçon n'est pas le genre d'enfant que l'on peut prendre pour fils." Il avait compris. Mais la Reine, elle, continuait de s'aveugler et son amour maternel déraisonné devint un danger. La pauvre femme commençait à devenir folle chaque fois que l'enfant repartait jusqu'à l'hiver suivant. Chaque année, elle délaissait un peu plus sa véritable descendance et se morfondait de devoir attendre le retour de son fils prodige. Pour sa progéniture, elle devenait absente. Pour le Fils des Grues, elle devenait étouffante. Frères et sœurs royaux devinrent jaloux de l'étranger aux cheveux clairs. Ils se mirent à le persécuter, dans l'espoir qu'il ne reviendrait jamais. Mais, lui, il voulait rester. Pour ouvrir les yeux de la Reine et ramener la mère auprès de ses enfants blessés. Tâche noble mais infaisable... Il était trop tard pour qu'elle change. Il l'avait trop marquée pour que son obsession s'évanouisse. Alors, la dernière nuit sonna. Elle n'aurait pas dû le voir.

Mais elle le vit.

Il s'était changé sous ses yeux. Disparu, l'enfant aimé. L'enfant adulé. A la place, se tenait une grue juvénile, au plumage gris et blanc... de taille adulte. Jamais, elle ne s'était demandé pourquoi il ne grandissait pas. Pourquoi il gardait toujours un visage aussi immuable. Tant d'années avaient pourtant passées... A ce point, s'était-elle fourvoyée... Et le pire, c'est que l'éveil de sa conscience ne dura que quelques secondes. Avant qu'elle ne se jette furieusement sur l'animal à six ailes en hurlant : "MONSTRE !!! DÉMON !!! Tu l'as dévoré vivant !! Mon fils, mon garçon, mon enfant si parfait... Tu l'as avalé tout cru comme l'un de ces insignifiants poissons de cet horrible marais !! Lui qui était ton bienfaiteur, lui qui était venu nous demander une terre d'accueil pour toi et tes envahissants congénères ! IMMONDE CRÉATURE !!! COMMENT AS-TU PU ?! Rends-le moi ou je t'éventrerai le gosier pour le récupérer !" Elle aurait été capable de l'ouvrir avec ses propres ongles... Paniquées, les grues s'étaient envolées dans un vacarme chaotique et infernale. Une seule n'avait pas bougée. Ou plutôt, elle s'était déplacée au beau milieu du marais, là où son fond embourbait les jambes. La reine ne put l'atteindre. La grue la fixait avec une tristesse accablante. Lorsqu'il lui dit que c'était lui, dans sa démence elle cru que l'enfant lui parlait du fond du ventre de son assassin : "Vous ne comprenez pas... Je ne suis pas un humain. Je suis un Dieu. Quelle grue, ma Reine, possède trois paires d'ailes ?" Il les déploya comme de larges éventails. "Et six serres." Il extirpa aisément une de ses pattes de la boue pour la lui montrer. "Regardez-moi donc, avec mon plumage grisâtre de gruon malgré ma taille égale à celle d'une grue adulte." Son cou, sa tête et ses plumes qui un jour seraient noires comme la nuit n'étaient encore que mornes tel le ciel un jour de pluie. "Voyez ces anomalies et comprenez enfin qu'elles sont dues à ma nature inhumaine, noble Reine, je vous en conjure !" Il tenta par bien des moyens de lui faire entendre raison. En reprenant sa forme humaine puis sa forme divine. Mais cela ne fit qu'aggraver la situation... On ne raisonne pas le fou. Le Roi dû intervenir lorsqu'elle tenta de transpercer le divin avec une lance aiguisée.

Le Dieu prit la fuite avec reconnaissance et ne revint plus jamais dans la région. La Reine, de désespoir, fini par se pendre avec ses propres draps de soie... »

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Toute sa vie, il a vogué entre Homme et Animal. Il aimait les deux pour leurs différences. Chacun était si particulier. Les humains étaient une réelle curiosité, pour lui qui était né au sein de la forêt. Quel était ce monde nouveau qui vivait si près du sien ? Cet autre univers, il s'y est introduit quelques décennies à peine après sa Naissance.

La Grue du Japon. Combien n'ont eu de cesse de chanter ses louanges ? De lui prêter une longévité spectaculaire ? De lui donner une symbolique de grande fortune ? D'admirer sa fidélité conjugale ou la noblesse et la grâce de ses mouvements, la beauté de son plumage ? Combien sont tombés amoureux de ses danses poétiques ? Combien d'Empereurs ou de Rois ont usée de son image précieuse dans la construction de leurs palais, de leurs temples ou dans la confection de leurs vêtements, la création d'objets utiles au quotidien ou simplement ornementaux ? Cette créature fait partie des animaux les plus vénérés d'Asie. Au Japon, en particulier. Akimitsu n'a cessé de passer pour le noble prince d'une contrée toute inconnue. En permanence vêtu des plus chers et beaux tissus, cadeaux d'amitié de ses riches relations nippones ou étrangères. Pas un seul bijou n'était visible sur lui. Il n'aimait pas ces surplus de fantaisie. Certes fier de ses vertus physiques, il n'en devenait pas pour autant hautain avec autrui. Un sourire toujours sincère et jovial aux lèvres, il égayait les tendres cœurs et ébranlait les endurcis. Ô, dans son dos, on le traitait de bien des noms répugnants... Croyant que c'était un croisé, un métis, non un pur sang du pays. Rien qu'à cause de la teinte insolite et lumineuse de ses cheveux. Mais que les médisants croisent son regard profond, à la fois intense et doux, alors ils se taisaient et se laissaient à contrecoeur subjugués par sa forte personnalité.

Sa danse et son chant, étaient les deux principales raisons de sa notoriété. Tous n'avaient pas l'occasion de voir ses cheveux lunaires mais ses talents d'artiste étaient vantés par-delà maintes contrées. Les générations passant, il prétendait descendre d'Akimitsu la Grue Éclatante. Nom de scène qu'ils se donnaient de père en fils. Ah, si seulement il avait réellement pu avoir des enfants, soupirait-il parfois en silence... Le Dieu était si occupé par ses voyages, ses découvertes et ses amitiés. Mais aussi et surtout, par sa famille d'échassiers. Les portées de ses congénères ailés étaient les siennes. Il veillait sur eux comme un père éternel. Les regardant naître, grandir, vivre puis mourir. Tous étaient ses fils et ses filles. Il aidait les jeunes parents à apprendre la pêche à leurs petits. Quand la nourriture était trop pauvre, il allait voler les hommes de quelques seaux de poissons bien frais pour nourrir les siens. Il arrivait qu'il se prive de repas pour eux durant les hivers trop rudes, où il ouvrait ses grandes ailes pour les protéger du vent et du froid. Ces jours-là, les adultes se regroupaient en une masse bien chaude tandis que les gruons se réfugiaient sous les vastes ailes de leur protecteur. Il y avait assez de place sur son dos pour y loger tous les jeunots. Mais le meilleur, ce qui resserrait mieux que toute autre activité les liens de chaque individu de la horde, c'était la danse. Ils dansaient pour séduire. Ils dansaient pour s'amuser. Ils dansaient pour aimer. Quand bien même Aki' aimait les hommes, jamais aucun d'eux ne put avoir la chance d'admirer directement ces ballets. Ce gardien préservait trop bien ses trésors à plumes du contact humain.

Jusqu'à un certain jour... où son coeur chavira.
Il n'emmènera qu'elle dans ses marais secrets.

Le Temple de la Grue à Tête Couronnée. Âgé d'environs 90 ans, il avait toutefois l'allure d'un bien séduisant jouvenceau. Elle, par contre, faisait parfaitement son âge... Ce fut le coup de foudre au premier regard. Il était attendrissant de les voir baisser les yeux à l'unisson ou bafouiller à la moindre phrase. Se chercher du regard puis le détourner quand chacun se croisait. Ce premier amour fut un chamboulement pour Akimitsu. Très bientôt, il n'eut plus d'yeux que pour cette humaine aux cheveux d'encre. Au point-même d'en oublier ses protégés ! Il n'avait pas eue l'audace de lui demander où elle habitait mais il l'avait suivie par le ciel. Quelle vilaine habitude vite prise d'espionner la belle à son insu ! Mais il désirait tant pouvoir la contempler du lever du soleil jusqu'au coucher de la lune. Elle s'appelait Lio. Son père était un sculpteur sur bois émérite. Quand le soupirant de sa fille eut le courage de se présenter à lui, il aima le caractère courtois et bon-vivant du jeune homme. La mère était tout à fait charmée. Aucun ne pu s'offusquer de ses cheveux clairs... puisqu'ils étaient dissimulés sous de la mixture charbonneuse. Mais... des questionnements aussi inévitables que légitimes revenaient. Qui étaient ses parents ? Il n'en avait pas. Alors, était-il orphelin ? Oui. D'un point de vue humain, ce qu'il ne précisait pas. Que leur était-il arriver ? Il ne souhaitait pas en parler... Bon. Et d'où venait-il ? De la forêt mais il ne pouvait pas le dire... L'amoureux était obligé de tisser mensonge sur mensonge. Pour les rassurer. Pour qu'ils acceptent que leur fille et lui se fréquentent.

Ce qu'ils leur permirent enfin et leur relation put naître.

« Tu es Immortel, elle non. Si tu l'aimes, et je sais que tu l'aimes, tu comprendras. Et tu me laisseras ma fille, la tête emplie de vos souvenirs heureux. Le coeur léger. L'âme sauve. Rien de moins. Rien de plus. » Akimitsu n'avait pas ressentie une peine plus déchirante que celle qui lui avait déchiqueté le coeur ce soir-là. Il savait que le père de Lio avait raison. C'était justement ça le pire. Il la verrait vieillir alors que, lui, resterait jeune pour les siècles à venir. Elle souffrait déjà de cela. Il le lisait dans ses yeux soudain perdus dans le vague. L'entendait dans sa voix mystérieusement attristée. Trois ans que leur amour durait... et il allait devoir s'arrêter. Que lui avait-il pris d'ôter le charbon de ses cheveux devant elle ? Rah, même sans ça, sa vraie nature finissait toujours par ressortir... Il y avait bien des gens qui paraissent plus jeunes que leur âge réel. Mais, au bout d'un certain temps, la vérité se serait su et il n'avait pas supportée l'idée de lui mentir plus longtemps... Cette révélation s'était faite deux ans auparavant. Au début, ils ne pensaient qu'au présent. Puis la question de l'avenir s'était posée et le regard de Lio s'était changé. Sa joie avait commencée à se faner. Les deux hommes de sa vie, père et amant, s'en étaient alarmés. Ils se comprenaient et s'entendaient sur le bonheur de cette-même jeune femme qu'ils aimaient différemment. Alors, sous le conseil du respecté sculpteur sur bois, le Dieu s'était retiré sans dire adieu.

Mais il ne s'était pas contenté de simplement partir. Amoureux et faible, il est retourné auprès d'elle pour lui dire au revoir par les gestes. Elle n'a pas pu le comprendre ainsi. Il avait dû bâillonner sa peine pour honorer leur bonheur passé. Une dernière fois. Une dernière nuit.

Akimitsu ne sut jamais... qu'il aurait, neuf mois plus tard, une réelle descendance.

Deux siècles passèrent. Durant lesquelles la famille resta fidèle adepte des belles grues à tête couronnée et de leur Dieu. Le Kami veillait sur ces humains sans même se douter qu'il posait les yeux sur ses arrière-petits-enfants. Sa rupture avec Lio avait fendu quelque chose en lui. Peut-être, cela fut-il sa faille. C'est à cette époque qu'il prit l'habitude de venir s'isoler au Temple. Ce lieu pieux où il avait fait sa rencontre. Aki' volait jusqu'en haut d'une poutre pour s'y reposer dans le calme. Parfois, une larme solitaire, ternie par les effets du temps, roulait sur sa joue. Lui qui était d'instinct grégaire, ressentait désormais un besoin affligeant de solitude. Bien sûr, la douleur s'estompa avec les années mais, comment rester soi-même, après une blessure aussi intense ? Son coeur était meurtri. Sa lumière intérieure affaiblie. Durant une longue période, il s'intéressa beaucoup moins aux Hommes. Resta davantage en retrait auprès de ses congénères pêcheurs. Dire que ce mal était si vieux... Une grande partie de ses souvenirs commençaient à s'évaporer. Mais certains refusaient de le libérer de leur emprise. Trop ancrés en son âme qui soupirait de lassitude. C'était comme d'avaler une ablette calcinée jusqu'aux arrêtes. Aucune couleur, aucune saveur, aucun son. Sinon quelques miraculeux éclats de rire partagés. Bien sûr, il ne passait pas toutes ses journées ou chacune de ses semaines à se morfondre. Loin de là. Il fallait bien vivre. Un Dieu est un gardien. Il a un rôle à tenir. Des responsabilités à accomplir.

Cependant, en toile de fond... demeurait cette tristesse éternelle, selon toute apparence incurable.

Et les Hommes commencèrent à tuer la Forêt. Au début, Akimitsu était si surpris qu'il ne réagit pas. Son inquiétude était grandissante mais pas encore coléreuse. Les animaux fuyaient, trouvaient de nouveaux toits. Les grues étaient en sûreté, plus loin dans les bois, nichées autour du plus beau et riche des marais où fleurissaient de splendides fleurs à la saison printanière. Les marécages sont souvent perçus comme des endroits nauséabonds, généralement dépourvus de charme. Ce n'était pas le cas de celui-ci. Il grouillait de vies multiples. C'était un lieu de paix et d'harmonie. Jusqu'à ce que les bêtes se meurent de faim, quand elles n'étaient pas chassées pour leur viande. Akimitsu croisait de plus en plus de cadavres d'autres espèces. Les lamentations de la Forêt étaient partout. Même lui, ne pouvait pas y rester stoïque. Quand ce furent les siens, ses nobles échassiers, qui moururent les uns après les autres, sa patience elle-même s'envola. La violence qui sommeille en chaque Kami s'empara de lui et, à son tour, il tua. Qu'un humain ou une humaine se permette de blesser la Nature et ils verraient son courroux s'abattre sur eux. Ils en avaient trop faits. Tous avaient été victimes de leur avidité médisante au point d'être obligés de se réfugier dans la Forêt Sacrée... Ces misérables ne les respectaient plus. Ni les dieux ni les animaux ni la nature. Et il devrait rester les ailes repliées ?

NON

La grue rusa. Il était intelligent et avait appris bien des choses par-delà ses révolus voyages migratoires, en demandant l’hospitalité et la protection temporaire de Rois ou d'Empereurs pour sa famille. Cela lui servit pour se fondre dans la masse humaine. Sous couvert de la nuit, il avait atteint le Village des Forges en quelques battements d'ailes et s'y était infiltré pour espionner les villageois, connaître leurs coutumes, déceler leurs points faibles. L'heure viendrait où les dieux surgiraient pour les détruire de l'intérieur -et de l'extérieur-. Sauf qu'un imprévu total, lui tomba dessus... Un jour d'été où il faisait mine de se promener entre maisons et étals, il fut vigoureusement abordé par un vieil homme au caractère bien trempé. Dis-donc, il devait bien avoir vingt-cinq ans ce jeune homme ! Depuis quand on perd son temps à ne rien faire à cet âge-là ? Comment il faisait pour se nourrir sans travailler, celui-là ? Avec son corps finement musclé, il aurait pu bosser dans la charpente ! Quel gâchis. Ne comptez pas sur le vieux Yasumasa pour laisser une main d’œuvre pareille se perdre ! Dans son métier, on avait pas besoin de biceps. On avait besoin de délicatesse... et il allait le lui apprendre ! Quelle surprise quand l'apprenti fit preuve d'une douceur extrême avec ses poteries. Mais, les premières semaines, il n'était pas très docile et ça y allait les disputes avec le vieillard... Vieux machin fripé qui le forçait à exercer un métier d'Homme ! Un vrai scandale. Puis, le temps passant, le coeur d'Akimitsu s'attendrit. Il s'attachait à Mr Yasumasa et à sa famille. Ces gens aimants et attentionnés calmaient sa fureur sans le savoir.

Mais... il ne renonçait pas à son irrationnel désir de vengeance.
☾ ANESIDORA
Voir le profil de l'utilisateur
Rina
avatar
たたら ▬ Irontown
Picture :
Je ressemble à : Liu Shishi (svein)
Messages : 114
Date d'inscription : 15/07/2018

Ven 20 Juil - 17:38
Bon dieu, je vais finir par me sentir seule parmi tous ces dieux
Bienvenue parmi nous!
Merci beaucoup pour tes compliments, ça me touche de lire tout ça
Concernant ton avatar, il n'y a pas de soucis pour la couleur des cheveux, c'est d'ailleurs mieux même que ce soit un Kami plutôt qu'un humain normal ^^ Alors, ne t'en fais pas!
Si tu as d'autres questions ou inquiétudes, n'hésite pas à venir me voir
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
avatar
Invité

Sam 21 Juil - 3:19
Oh la Kami de la grue ! (encore un qui peut pas piffrer les humains... je me sens seule à être pacifique au sein de mon espèce T^T)

Bienvenue à toi en tout cas ! Bonne chance pour ta fiche :D
Akimitsu
avatar
神 ▬ Kami
Picture :
Je ressemble à : Lee Taemin (SHINee) ; jae. (avatar) ; littleprinceu.tumblr (gif profil 1) ; sataeminism.tumblr (gif profil 2) ; Taedelight (fanart)
Messages : 67
Date d'inscription : 20/07/2018

Sam 21 Juil - 4:14
Fichtre, il n'y a que de magnifiques femmes sur ce forum

Rina - Courage, je suis sûre que d'autres humains débarqueront bientôt par ici ! Et puis, au pire des cas, nous ferons des multi-comptes humains pour te tenir compagnie
Je t'en prie pour les compliments, ils sont sincères
Ouf ! Du coup je suis vraiment rassurée pour la blondeur de ses cheveux. Mine de rien j'y tenais alors merci Rina
Et je te contacterai certainement très bientôt pour te poser une ou deux questions !
Merci pour ton accueil

Himiko - Oh, tu ne te sentiras pas si seule que ça avec mon Aki ! Sa haine est faite de nuances, tu verras quand j'aurai écrit son caractère/histoire et j'aurai peut-être même une idée de lien à te proposer quand j'aurai terminée ma fiche

Merci pour ton accueil et ton vœu d'encouragement, ça fait plaisir :D
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
avatar
Invité

Sam 21 Juil - 5:15
Oooh j'ai hâte de voir ça ^^

Si tu as envie on peut même en bavarder par mp, c'est loin de me déranger... et puisque Aki est une grue et non une poule aucune chance que Himiko tente de le croquer mouhahahahaha *fière de sa blague très nulle*
Shishigami
avatar
シシガミ ▬ Forest Spirit
Messages : 116
Date d'inscription : 11/01/2018

Mer 1 Aoû - 8:57
Coucou @Akimitsu!

Cela fera deux semaines que ta fiche est en cours vendredi.
As-tu besoin d'un délais?
Voir le profil de l'utilisateur http://theforestcries.forumactif.com
Akimitsu
avatar
神 ▬ Kami
Picture :
Je ressemble à : Lee Taemin (SHINee) ; jae. (avatar) ; littleprinceu.tumblr (gif profil 1) ; sataeminism.tumblr (gif profil 2) ; Taedelight (fanart)
Messages : 67
Date d'inscription : 20/07/2018

Jeu 2 Aoû - 8:49
Coucou !
Alors, pour les nouvelles, l'histoire avance super bien Si tout se passe bien j'aurai terminé demain après-midi/soir. Si ce n'est pas le cas, j'aurai effectivement besoin d'un délai mais je ne pense pas poster plus tard que ce week-end au max'
Voili, voilou
Voir le profil de l'utilisateur
Rina
avatar
たたら ▬ Irontown
Picture :
Je ressemble à : Liu Shishi (svein)
Messages : 114
Date d'inscription : 15/07/2018

Jeu 2 Aoû - 8:52
Je vais donc te donner un délais, simplement au cas où
Tu as donc jusqu'à jeudi prochaine, le 9 août, pour terminer ta fiche!
Voir le profil de l'utilisateur
Rina
avatar
たたら ▬ Irontown
Picture :
Je ressemble à : Liu Shishi (svein)
Messages : 114
Date d'inscription : 15/07/2018

Dim 5 Aoû - 18:44
une étape de terminée
félicitation

J'ai adoré lire ta fiche Même si l'histoire d'Aki' est plutôt triste, surtout le passage avec sa bien-aimée Akimitsu incarne parfaitement l'image de la Grue, et tu as fait un très bon choix d'avatar! J'ai même peut-être déjà une petite idée de lien

Félicitation! Maintenant que tu es validé, tu peux partir à l'aventure! Mais avant cela, il faudra poster ta fiche de lien ici et ton suivi de rp . Tu pourras également créer tes pré-liens et tes scénarios si tu en as besoin. N'hésite pas non plus à passer dans le flood ou sur la cb pour discuter avec les autres membres. Et surtout, amuse-toi bien!
Pando
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Coucoucircus, un symbole en vente ..
» Art de la guerre au Japon
» Symbole infini
» Inspiration Japon médiéval
» Symbole infini et mise en jeu

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Forest Cries :: Le commencement d'une vie :: Le Registre des Habitants :: Les Habitants validés-
Sauter vers: